Synthèse
Le plan de formation rassemble l’ensemble des actions de formation
à l’initiative de l’employeur.
A savoir
Le départ en formation du salarié dans le cadre du
plan de formation est assimilé à l’exécution
normale du contrat de travail : l’intéressé
demeure, pendant toute la durée de la formation sous la subordination
juridique de l’employeur. De ce principe, découlent
les droits et devoirs du salarié pendant la formation.
Quelles sont les actions de formation
relevant du plan de formation ?
Le plan de formation peut comporter deux types d’actions :
- actions visant à assurer l’adaptation du salarié
au poste de travail ou liées à l’évolution
ou au maintien dans l’emploi dans l’entreprise ;
- actions ayant pour objet le développement des compétences
des salariés.
Quels sont les droits et les devoirs
du salarié pendant la formation ?
Être en formation dans le cadre du plan de formation est assimilé
à l’exécution normale du contrat de travail
: le salarié doit donc suivre avec assiduité la formation
et ne peut s’opposer à la décision éventuelle
de l’employeur de le réintégrer à son
poste de travail avant la fin de la formation.
Durant cette période, le salarié continue à
être rémunéré et conserve sa protection
sociale habituelle. Si un accident survient au cours de la formation,
il s’agira d’un accident du travail.
Le coût de la formation reste à la charge de l’entreprise.
Les frais de restauration et d’hébergement occasionnés
par la formation sont remboursés ou pris en charge directement
par l’employeur selon les règles habituellement appliquées
dans l’entreprise pour les missions professionnelles.
La formation peut-elle se dérouler
en dehors du temps de travail ?
La formation mise en œuvre dans le cadre du plan de formation
a lieu en principe durant le temps de travail. Toutefois, certaines
actions de formation peuvent, dans certaines limites, se dérouler
hors du temps de travail effectif dans la limite de 80 heures par
an et par salarié ou, pour les salariés dont la durée
de travail est fixée par une convention de forfait (en jours
ou en heures) sur l’année dans la limite de 5 % de
leur forfait.
Le refus du salarié de participer à des actions de
formation en dehors du temps de travail ou la dénonciation
de son accord dans les 8 jours ne constitue ni une faute ni un motif
de licenciement.
Lorsqu’elles sont ainsi réalisées en dehors
du temps de travail, les heures de formation donnent lieu au versement
par l’entreprise d’une allocation de formation d’un
montant égal à 50 % de la rémunération
nette de référence du salarié concerné
(cette allocation est exonérée de cotisations sociales,
de CSG et de CRDS).
Source : Ministère du Travail, de la Solidarité
et de la Fonction Publique